Clémence Picard

Le commissariat présente une très grande variété d’informations aussi riches que disparates. Pour faciliter la lecture des différents chapitres et intégrer au mieux la musique dans ce projet, nous avons pris le parti d’une lecture fonctionnelle qui isole les espaces sonores des espaces d’exposition.

Parcours scénographique, chaque section de l’exposition aura une identité musicale propre, conçue en fonction du thème traité.

Les sas musicaux confinent le visiteur dans des espaces plus restreints que les espaces d’exposition beaucoup plus vastes et hauts de plafond.

 

Chaque section se présente selon un même schéma un sas d’introduction et un sas d’exposition.

 

Tout au long de son parcours le visiteur oscille entre deux types d’espaces qui sont parallèlement

aérés – confinés, bruts – colorés, silencieux – sonores

 

Le jaune

Basquiat utilisait de nombreux aplats de couleurs nets, vifs et criards. De cette façon la scénographie est ponctuée de préludes jaunes vifs qui contrastent avec le reste de la scénographie bien plus en retrait.

 

 

Présentation de la scénographie en suivant le parcours d’un visiteur dans l’exposition.

Ici, nous sommes dans le Hall d’accueil, là où le visiteur démarre la visite. Des informations sur Basquiat sont données dès le début de l’exposition. On aperçoit l’entrée du premier sas d’introduction qui précède la première section et appelle le visiteur à entrer par la musique qu’il diffuse.

« Je commence une image et je la termine. Je ne pense pas à l’art quand je travaille, je pense à la vie ».

 

Ici, le premier sas qui introduit la section contexte. Une bande sonore est diffusée en continue pour imprégner le visiteur dans l’ambiance de l’espace d’exposition qui suit.

 

Section contexte

Il est question d’immerger le visiteur dans une atmosphère urbaine, qui évoque le New-York arpenté par Basquiat à l’époque. On y trouve de nombreux dispositifs sonores qui émettent les musiques des clubs fréquentés par l’artiste, ainsi que bon nombre de carnets de croquis, documents d’archives ou vidéos muettes.

 

Section production

Basquiat avait un rapport au sol important puisqu’il peignait à même le sol, en marchant dessus. Il relevait sa toile, la reposait à plat, prenait du recul…tout en écoutant de la musique. Dans le fond on peut apercevoir une photographie de lui allongé sur sa toile. Juste à côté on retrouve l’oeuvre finale, et au sol une reproduction de certains détails. Le visiteur est ainsi placé au coeur du processus de création grâce à une approche différente par rapport à la toile. Il peut « marcher » dessus, avoir accès à des détails et des points de vues différents, dont seul Basquiat pouvait profiter. Des dispositifs sonores renforcent l’immersion du visiteur en diffusant des musiques qu’il écoutait lorsqu’il peignait ses toiles.

 

 

Cette salle permet d’isoler le visiteur. L’idée est de faire ressentir la musique autrement qu’en l’écoutant, avec les vibrations des basses. La salle est plongée dans le noir pour faire ressortir les oeuvres.

 

Section identité jazzmen

Ici, l’idée était de recréer l’esprit d’un atelier grâce à une double peau de murs légèrement penchés ainsi qu’un jeu de parois pliées qui donnent l’illusion de tenir en équilibre. Il est possible de consulter de nombreuses oeuvres et de visionner un reportage sur les jazzmen qui l’ont inspiré.

 

Section identité griot

La visite se poursuit sur le thème du griot, dans la continuité des jazzmen ce qui justifie une scénographie similaire. L’utilisation d’une peinture épaisse qui laisse volontairement les traces des rouleaux apparentes est un clin d’oeil direct au travail de l’artiste.

L’utilisations d’une couleur « neutre » dans les espaces d’exposition permet de se placer légèrement en retrait pour mettre en valeur et accompagner au premier plan les oeuvres. On ne cherche pas à créer un décor mais plutôt un support d’exposition qui facilite la lecture du commissariat.

 

Fin de la visite, 

On est ici face au dernier prélude qui guide le visiteur vers la dernière section «l’après Basquiat» où seront présentés des documents qui évoque ce qu’est devenu Jean-Michel Baquiat sur le marché de l’art contemporain actuel.

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