Marine Mathieu

La scénographie s’organise de la façon suivante: le contexte, la production, l’identité et l’après Basquiat.

Pour faciliter la lecture des différents chapitres et intégrer au mieux la musique, une lecture fonctionnelle isole les espaces sonores des espaces d’exposition.
De ce fait, des sas musicaux introduisent les sections en diffusant des bandes sonores en continu et créent une transition entre chaque section.

Le passage des ces sas est obligatoire pour poursuivre la visite.

Un principe de dualité: un sas – une section

Une partie est composée de deux espaces différents qui se répondent et agissent ensemble.

Tout au long de son parcours le visiteur oscille entre deux types d’espaces: l’un est confiné l’autre aéré, coloré et brut, sonore et silencieux.

Les sas d’introduction sont a l’image des préludes musicaux; ils précèdent et annoncent les sections.

LA VISITE

Le hall d’accueil

« Je commence une image et je la termine. Je ne pense pas à l’art quand je travaille, je pense à la vie. »

Jean-Michel BASQUIAT

Le contexte

Immerger le visiteur dans une atmosphère urbaine qui évoque le NY arpenté par Basquiat. Cet espace permet au visiteur de déambuler librement. On y trouve de nombreux dispositifs sonores qui émettent de la musique des clubs de l’époque, des carnets de croquis, documents d’archive ou vidéos muettes, le tout baigné dans une atmosphère sonore urbaine.

Je n’écoute pas les critiques d’art, je ne connais personne qui a besoin d’un critique pour trouver ce qu’est l’art. »

Jean-Michel BASQUIAT

La production

Dans cette section, le processus de création de Basquiat est mis en avant.

L’artiste avait un rapport au sol important, il peignait à même le sol, marchait sur ses toiles, il passait du mur au sol, prenait du recul…

Le visiteur se voit proposé une approche différente de la toile. Il lui est proposé en quelque sorte de pouvoir marcher dessus, grâce à une reproduction afin d’avoir accès à des détails et des points de vue différents dont seul Jean-Michel Basquiat pouvait profiter.

« Croyez le ou pas, je peux effectivement dessiner ».

Jean-Michel BASQUIAT

L’identité

Les jazzmen

L’esprit d’atelier est recrée en créant une double peau de murs légèrement inclinés ainsi qu’un jeu de parois pliées qui donnent l’illusion de tenir en équilibre. Ces parois accueillent des œuvres mais aussi un écran donnant la possibilité de visionner un reportage sur ces figures qui ont inspirées l’artiste.

L’identité

La figure du Griot

L’utilisation d’une peinture épaisse laissant volontairement des traces de rouleaux est un rappel au travail de l’artiste.

 

Grâce à une couleur relativement neutre, ces espaces d’exposition se mettent légèrement en retrait de façon à mettre en valeur et accompagner au premier plan les œuvres. L’idée n’est pas la création d’un décor mais un support d’exposition qui facilite la lecture des œuvres.

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