Blanche De cherisey

L’exposition se divise en 5 sections. Le parcours propose de faire vivre au visiteur l’expérience d’une time Line inversée. Au début de l’exposition, le visiteur est plongé dans ce qu’il connait de l’artiste au-jourd’hui, puis remonte au l des sections jusqu’aux origines les plus lointaines de Basquiat.

Dans cette exposition, l’ensemble des espaces est unifié par la couleur. On retrouve constamment un bleu gris à l’exterieur, du blanc à l’intérieur des espaces afin de laisser respirer les oeuvres. Une structure peinte en Gris noir permet de souligner chaque espace.

Un marquage blanc au sol en peinture phosphorescente reprend le contour de chaque espace et vientsouligner leur singularité. Il permet de marquer la circulation et délimite un espace de pause au milieu de l’exposition.

Dés le franchissement de la porte d’entrée sur l’exposition, le visiteur est imergé dans ce que l’on a appelé «le tunnel», un mur d’images dynamique permettant d’ancrer Basquiat dans notre époque et de montrer la place qu’il occupe dans la culture contemporaine.

Les images qui défilent au rythme de la musique du groupe Gray remixée montre que Basquiat à une forte influence sur l’époque actuelle dans différents domaines notamment dans le rap. En effet, de nombreux rappeurs citent Basquiat dans leurs composition. Les images montrent que Basquiat influence aussi d’autres domaines comme la mode, l’art…

Le parcours du visiteurs dans cette section se divise en trois étapes, rendus visibles par un jeu de hauteur. Cela permet de séquencer les images, le public évolue ainsi dans trois espaces temps, partant du plus actuel pour arriver aux années 80. Une perspective en entonnoir inversé permet de rappeler cette idée d’un voyage dans le temps et permet de créer un effet de surprise sur les espaces suivants.

En sortant du tunnel, les visiteurs sont attirés par la dynamique de l’espace suivant qui les emmènent dans le New-york du milieu des années 70, époque à laquelle émergea un grand nombre de styles artistiques et musicaux. C’est la naissance des graffeurs, c’est l’apparition du rap, de la new-wave, de la disco… Les artistes, les grandes personnalités, la population se retrouve en club, c’est un lieu ou les performances s’enchainent, ou la musique résonne; c’est la scène musicale underground dans laquelle Basquiat avait une place prépondérante.

Pour illustrer le foisonnement artistique de l’époque, nous avons utilisées divers supports. Dés son arrivée dans l’espace, le visiteur est plongé le décor de l’époque avec des tags ou des vues de New-York. En suivant la musique, il est conduit à des oeuvres de Basquiat, mises en valeurs par des niches permettant de créer un focus sur celles-ci. Des photos exclusives de Basquiat dans son enivironnement, avec son groupe de musique et ses amis, en club ou dans la rue et des vidéos de ses performances sont diffusées sur des écrans composés de diodes led permettant de retrouver l’esthétique vintage de l’époque.

En continuant son parcours, le visiteur est attiré par le son singulier d’un vinyle. Basquiat avait en sa possession une grande collection de vinyles dont il s’inspirait. En e et, on retrouve de façon très récur- rente un style discographique dans ses tableaux. Il recopie par exemple des notes de pochettes issues de sa collection de disques. Cet espace permet de mettre en avant le lien important qui réside entre les oeuvres de l’artistes et la musique l’ayant inspiré.

 

Dans ce troisième espace, la collection de disques est exposée de façon à retrouver le coté ‘encyclopédique’ très présent chez Basquiat. Cette immense collection rappelle sa mélomanie. Ces disques sont diffusés au moyen d’un jukebox. Ce dernier permet de créer des cadrage sur les oeuvres qui sont une forme de transposition picturale de la musique diffusée. On retrouve dans cette partie une forme de poésie sonore. L’ensemble nous renvoie à la transversalité qui existe entre ses oeuvres et ses inffluences musicales .

Dans la continuité de cet espace traitant de l’importance de l’influence de la musique sur l’art de Jean-Michel Basquiat, le quatrième espace, visualiser le son, propose au visiteur de se plonger dans l’ambiance musicale dans laquelle travaillait Basquiat. En effet, Basquiat travaillait en écoutant en boucle des musiques de jazz, d’opera… Ces musiques se retrouvent de manière très répétitive dans ces tableaux. La diffusion de la musique par des douches sonores dans cette section permet au visiteur de retrouver une écoute plus individuelle et immersive.

La composition des espaces reprend cette idée de découpage et de répétition présents dans la technique du cut-up. Le visiteur peut retrouver au travers des oeuvres des éléments faisant directement référence à la musique. Il y a en effet beaucoup d’instruments représentés, des mots qui renvoient à divers genres musicaux. La partition en trois séquences de cette section permet de rythmer le parcours du visiteur et rappelle cette omniprésence de la musique dans la vie de Basquiat.

Enfin, le visiteur termine sa visite en remontant jusqu’aux origines les plus lointaines de l’artiste concluant ce parcours dans le temps.
Dans un premier temps, le visiteurs est confronté à des oeuvres représentant les grands jazzmens noirs américains qu’admirait Basquiat. La lecture de ces tableaux est accompagnée de sons de jazz. En évoluant dans l’espace, le visiteurs est plongé dans un univers musical aux résonnances africaines créant un lien avec des oeuvres représentant la figure du Griot. On comprend que la musique est pour Basquiat un moyen de préserver une culture.

Cette section de l’exposition révèle l’engagement de Basquiat dans la diaspora africaine et dans la politique raciale aux états-unis au travers d’oeuvres rendant hommage à ces héros du jazz.
Le jazz est un des domaines grâce auquel les afro-américains ont pu trouver leur place dans la societé américaine. Ces oeuvres étaient un moyen pour Basquiat de revendiquer les conditions difficlles des artistes noirs dans la société américaine.

On remonte au fil du parcours de plus en plus vers les origines de Basquiat. Les tableaux exposés nous renvoie à l’histoire et aux traditions ancestrales africaines à travers le Griot. C’est une figure souvent employé par Basquiat pour revendiquer les attitudes racistes envers les noirs.
Cet espace évoque par sa forme et dans son parcours une spirale. Celle ci nous renvoie à une forme de transmission des revendications et des messages forts délivrées par Basquiat au travers de ses oeuvres.

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